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Entretien avec l’écologue du projet, à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement

Publié le - Mis à jour le 04 juin 2020

Environnement

Pouvez-vous nous présenter votre métier d’écologue?

Ecosphère est un bureau d’études spécialiste de l’analyse et de l’évaluation des milieux naturels, de leur gestion et de leur restauration. Nos principales missions sont :

  • la réalisation d’audits et expertises techniques : inventaires écologiques dans le cadre d’étude d’impact ou sur des sites reconnus pour leur biodiversité (ZNIEFF Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique), ENS (Espaces Naturels Sensibles, sites Natura 2000) ;
  • la mise en pratique des principes de l’ingénierie écologique :  aménagement et restauration de milieux, déplacements d’habitats ou d’espèces, réalisation et suivi de plans de gestion.


Plus concrètement, nous réalisons des inventaires de la faune (et plus particulièrement les oiseaux, les mammifères dont les chauves-souris et certains insectes – papillons de jour, libellules, criquets et sauterelles) et de la flore. Ainsi nous parcourons les zones de projet et nous recensons l’ensemble des espèces observées et leurs utilisations des milieux naturels.  


Quelle est votre mission sur le projet de création du diffuseur de Saran-Gidy ?

Depuis 2017 nous travaillons sur la création du diffuseur de Saran – Gidy à travers une succession d’inventaires réalisés dans le périmètre du projet à différentes saisons, par un fauniste et un botaniste ; et ce afin de disposer d’une étude la plus exhaustive possible. Notre travail a ensuite consisté à compiler nos données dans un rapport de diagnostic écologique puis à évaluer les sensibilités des espèces et des habitats vis-à-vis du projet. Enfin, nous avons élaboré, en concertation avec VINCI Autoroutes, les mesures d’évitement, de réduction et de compensation appropriées. Tout au long de ce travail, des échanges constants ont eu lieu  avec le maître d’ouvrage et le maître d’œuvre pour concilier au mieux le projet d’avec les enjeux écologiques du territoire, dans le respect de la démarche Eviter, Réduire, Compenser.  


Quels sont les enjeux de l’opération ?

L’enjeu principal est de minimiser les impacts du projet sur les milieux naturels et les espèces faunistiques et floristiques présentes, en particulier sur les milieux forestiers et les zones humides, qui abritent une diversité d’espèces plus importante que les milieux environnants. 

Par exemple, une zone humide a été identifiée à l’est de l’autoroute, au sein du Bois des Grands Logis. Le projet a alors été adapté afin de de minimiser les perturbations occasionnées sur ce milieu. Il en est de même pour les chênaies abritant des arbres gîtes utilisés par les chauves-souris : notre cabinet a travaillé avec  VINCI Autoroutes et le maître d’œuvre afin d’éviter autant que possible de les impacter négativement. 

Ainsi, afin de  rétablir des connexions entre les différents boisements, une haie bocagère sera plantée à proximité des milieux prairiaux et humides restaurés. De plus, une parcelle de boisement sera maintenue sans exploitation afin d’obtenir des arbres gîtes favorables à plusieurs espèces faunistiques (oiseaux, chauves-souris, insectes). 


Pouvez-vous nous définir la séquence ERC?

Tout projet génère des impacts sur les milieux naturels et les espèces présentes. Des mesures sont donc mises en place pour réduire au maximum ces impacts, c’est ce qu’on appelle les mesures ERC  (Evitement, Réduction, Compensation) inscrites dans la loi du 10 juillet 1976. 
Ces mesures visent :

  • à éviter les impacts sur l’environnement : adaptation de la période chantier pour éviter l’impact sur les nidifications d’oiseaux, de reproduction des amphibiens…. Ou bien évitement spatial en ne faisant pas le projet sur un habitat naturel à enjeux élevés ;
  • à réduire les impacts : réduction du projet sur un habitat à enjeu, déplacement d’individus en partie impactés par le projet ;
  • si, à la suite des mesures d’évitement et de réduction un impact demeure, une mesure de compensation doit être mis en place : création ou restauration de milieux, mise en place d’une gestion favorable à la biodiversité.