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3 questions à Clément Bollinger, de l’agence de paysage et stratégie territoriale Caudex

Publié le - Mis à jour le 08 septembre 2020

Environnement

Pouvez-vous nous présenter votre métier ?

Notre métier de paysagiste concepteur se situe à la croisée de plusieurs champs disciplinaires ce qui demande à la fois des connaissances en techniques paysagères, en écologie, mais aussi en spatialité et en esthétique. De cette manière, nous intégrons l’ensemble des enjeux propres à un territoire en nous appuyant sur une culture scientifique relative à différents domaines.

Nous concevons, révélons ou mettons en valeur les lieux et les paysages dans le but d’améliorer le cadre de vie des riverains et de mettre en valeur notre environnement, tout en assimilant les contraintes techniques des projets et les usages de notre époque.

Nos interventions nous amènent à travailler à différentes échelles, que ce soit sur des stratégies territoriales ou des projets d’aménagement d’espace plus restreint. Sur chaque mission, nous sommes en permanence amenés à passer d’une échelle à l’autre afin de saisir et répondre aux différents enjeux des projets.

 


 

Quelle est votre mission et celle de votre équipe sur le projet de création du diffuseur de Saran-Gidy ? Pourquoi cette mission est-elle primordiale ?

Sur le projet du diffuseur de Saran-Gidy, nous accompagnons la maîtrise d’ouvrage de VINCI Autoroutes, pour les aménagements et l’intégration paysagère du projet. Dans cette mission, nous sommes épaulés par le cabinet d’études Luciole, basé à Ingré (45).

Notre implication consiste dans un premier temps à inventorier et caractériser les paysages alentours, afin d’intégrer au mieux le diffuseur dans son environnement. Puis il s’agit de concevoir les espaces paysagers du projet, autant dans leur création spatiale que dans les choix des végétaux et des ambiances à créer. Le travail de conception prend aussi en compte le futur entretien des aménagements paysagers afin que ceux-ci conservent leur qualité. Cet entretien doit notamment être conforme aux règles de sécurité requises pour les usagers de l’autoroute ainsi qu’aux modalités d’exploitation du domaine autoroutier concédé.

Cette mission est primordiale puisqu’elle garantit  la qualité des espaces et permet d’harmoniser le projet de diffuseur de Saran-Gidy avec celui de l’élargissement de l’A10.

 


 

Quels sont les enjeux de l'opération en termes de mission paysagère et comment faites-vous face à ces enjeux ?

L’enjeu principal de l’opération est de maintenir le vocabulaire paysager caractéristique du territoire où va être implanté le diffuseur et ainsi de garantir l’intégration des ouvrages et des infrastructures dans le paysage existant.

Ainsi nous travaillons à améliorer l’aspect visuel de certains ouvrages techniques en relation avec le Maître d’œuvre Ingérop, l’écologue (cabinet Ecosphère) et l’architecte (cabinet Strates) du projet.

Par exemple le bassin d’infiltration des eaux du diffuseur va devenir, en plus d’un ouvrage technique, un élément paysager à part en entière tout en répondant aussi des enjeux écologiques.

Il s’agit aussi pour nous de définir des stratégies de plantations efficaces et compétitives pour limiter la prolifération de plantes invasives telles que le Robinier ou l’Ailanthe que l’on retrouve déjà sur le site. Un travail important sera alors engagé pour la reconstitution des lisières le long des zones boisées, en s’appuyant intégralement sur les essences locales et les dynamiques de constitution des milieux associés.